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	<title>Chemins de Vie</title>
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		<title>Plus qu&#8217;un brunch-bénéfice</title>
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		<pubDate>Wed, 08 May 2013 01:24:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Clément Farly</dc:creator>
				<category><![CDATA[Activités]]></category>
		<category><![CDATA[brunch]]></category>
		<category><![CDATA[fête]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 28 avril dernier, Chemins de Vie clôturait l’année de célébration de ses dix années d’existence par un brunch-bénéfice. L’événement, qui a réuni environ quatre-vingt personnes, a été, pour l’organisme et pour les participants, une occasion de fraterniser dans la joie mais aussi de se questionner sur des orientations à prendre pour l’avenir. On avait [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le 28 avril dernier, Chemins de Vie clôturait l’année de célébration de ses dix années d’existence par un brunch-bénéfice. L’événement, qui a réuni environ quatre-vingt personnes, a été, pour l’organisme et pour les participants, une occasion de fraterniser dans la joie mais aussi de se questionner sur des orientations à prendre pour l’avenir. On avait fait appel, pour y répondre, à monsieur Mario Paquet, animateur à la radio et à la télévision de Radio-Canada depuis plus de 22 ans. Président d’honneur des fêtes du 10<sup>ème</sup> anniversaire, monsieur Paquet a relevé des initiatives porteuses d’espoir pour répondre à la soif spirituelle de nos contemporains.</p>
<p>La quête de spiritualité s’exprime par la recherche de bien-être, le désir d’accomplissement personnel et par le rêve d’être enfin heureux. L’accompagnement des personnes dans le chemin qu’elles empruntent pour y parvenir, voilà une initiative porteuse d’espoir, voilà la mission de l’Église et des organismes qui s’en réclament. Le christianisme est <i>un trésor de sens et de beauté, </i>dit le conférencier; il a présenté à travers ses deux mille ans d’histoire des figures lumineuses et significatives pouvant encore servir de modèles aujourd’hui, particulièrement aux jeunes. Une fierté à reconquérir pour contrer <i>la sinistrose ambiante. </i>Voilà ce que tente de faire Chemins de vie et monsieur Paquet a tenu à le souligner.</p>
<p><i>Il est temps de fêter! </i>Entonnait Jacques Morin, animateur musical et compositeur de la chanson thème du 10<sup>ème</sup> anniversaire. Oui, l’heure était à la réjouissance et à la reconnaissance pour ces centaines de personnes qui, au cours des ans, ont trouvé à Chemins de vie, un lieu d’accueil de leur recherche spirituelle, une table où partager questions et convictions, un terrain de fraternité et de solidarité, un espace de créativité, une véritable cellule d’Église. L’heure était à la réjouissance pour ces dizaines de bénévoles, personnes à l’accueil, à l’administration, à la coordination, à l’animation des ateliers, à l’accompagnement des individus et des groupes. Elles ont donné, et plusieurs donnent encore, avec enthousiasme de leur temps et de leur personne pour réaliser la mission de l’organisme et la faire progresser. L’heure était à la reconnaissance pour ces nombreux donateurs qui assurent la vie et la pérennité de ce qui a été à ses débuts une merveilleuse aventure.</p>
<p>Plus qu’un brunch-bénéfice, l’activité de clôture des festivités du 10<sup>ème</sup> anniversaire a été une occasion de rendre grâce et, fort de l’expérience vécue, de choisir de continuer <i>ensemble</i> de <i>bâtir le chemin!</i></p>
<p>Yvonne Demers<br />
7 mai 2013</p>
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		<title>&#8220;Amour&#8221;, le film d&#8217;une fin de vie?</title>
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		<pubDate>Wed, 01 May 2013 21:12:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Clément Farly</dc:creator>
				<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[fin de vie]]></category>
		<category><![CDATA[mourir en dignité]]></category>

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		<description><![CDATA[Quelle belle soirée de ciné-rencontre que cette délicate mise en commun de nos impressions sur le film de Michael Haneke! On peut dire aussi que personne n’avait le goût de trancher définitivement la question de fond : qu’est-ce que mourir en dignité? Dès le premier tour de table, les dix personnes donnaient des avis partagés. Il [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Quelle belle soirée de ciné-rencontre que cette délicate mise en commun de nos impressions sur le film de Michael Haneke! On peut dire aussi que personne n’avait le goût de trancher définitivement la question de fond : qu’est-ce que mourir en dignité?</p>
<p>Dès le premier tour de table, les dix personnes donnaient des avis partagés. Il est choquant d’assister impuissant à la déchéance physique et morale d’un être aimé. Pourtant, la rage côtoie le courage le plus admirable quand quelqu’un ose prétendre avoir le droit de passer outre aux lois de notre société. Un débat est-il seulement possible sur les soins à domicile, et les besoins des aînés en fin de vie?</p>
<p>Le couple d’acteurs donne à l’écran une vraie représentation de la vie, mais la magie du cinéma nous renvoie à nos histoires de vie, à nos choix de vie personnels. Autant les détails du film portent à toujours préciser ce que nous voulons et ce que nous ne voulons pas tolérer ou accepter avec peine, autant nous comprenons finalement que les imprévisibles conditions dans lesquelles nous devrons mourir nous échapperont de toute façon. Quelqu’un a parlé d’un cocktail parfait pour passer dans l’éternité, mais ce n’était pas pour remplacer l’oreiller utilisé comme symbole dans le film…</p>
<p>Le film impose le respect des croyances différentes face à la mort. Le groupe a puisé dans ce respect pour exprimer les attitudes  divergentes qui nous caractérisent. Entre nous, ce respect mutuel est allé aussi loin que vont nos passions les plus vives. Nous allons tous devoir nous affirmer avec les dernières de nos forces vives. C’est pourquoi, si peu sûrs que nous sommes, notre propre sérénité face à l’avenir nous a maintenus en haleine.</p>
<p>À la fin de notre soirée, un tour de table a eu pour but d’imaginer la fin du film. Chacun inventait la fin qu’il souhaitait, soit par refuge dans l’imaginaire, soit par copie sur notre vécu réel si difficile à vivre. Après l’échange, nous avons évalué notre année de ciné-rencontre avec le désir de poursuivre l’expérience en septembre ou octobre prochain.</p>
<p>Gilles Guérard<br />
26 avril 2013</p>
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		<title>Initiatives porteuses d&#8217;avenir: réponse à la soif de spiritualité aujourd&#8217;hui</title>
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		<pubDate>Wed, 01 May 2013 21:04:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Clément Farly</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rencontres témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[bien-être]]></category>
		<category><![CDATA[communauté]]></category>
		<category><![CDATA[quête spirituelle]]></category>
		<category><![CDATA[silence]]></category>

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		<description><![CDATA[M. Mario Paquet est animateur à la radio et à la télévision de Radio-Canada. Il était président d’honneur des fêtes du 10e anniversaire de Chemins de vie.  Lors du brunch de clôture, le 28 avril 2013, il a donné cet exposé sur la quête spirituelle aujourd&#8217;hui. La quête spirituelle chez nos contemporains.  La fin du [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>M. Mario Paquet est animateur à la radio et à la télévision de Radio-Canada. Il était président d’honneur des fêtes du 10e anniversaire de Chemins de vie.  Lors du brunch de clôture, le 28 avril 2013, il a donné cet exposé sur la quête spirituelle aujourd&#8217;hui.</em></p>
<p><b>La quête spirituelle chez nos contemporains.</b></p>
<p><b> </b>La fin du 20ème siècle semblait annoncer une société entièrement sécularisée<b>. </b>Nous vivons dans une époque où les croyances religieuses sont éclatées et grandement morcelées.</p>
<p>À l&#8217;image sans doute de l&#8217;humain d&#8217;aujourd&#8217;hui, morcelé, en souffrance d&#8217;unité intérieure profonde. En quête de liens signifiants mais n&#8217;y arrivant pas. Replié, sans repères solides, il se laisse porter au gré des modes. Sans ancrage, il vit en perte de filiation, en souffrance d&#8217;enracinement. En souffrance de son histoire. Désabusé par tous les grands récits, dans un univers scientiste, matérialiste qui a écarté la dimension spirituelle, transcendante de l&#8217;être qui est à la fois réduit en simple machine biologique se résumant à une multitude de réactions chimiques, et réduit également par le modèle capitaliste dominant en un simple consommateur de tout. Un consommateur conditionné par les bonheurs illusoires de la publicité et tyrannisé par tous ses besoins qui se doivent d&#8217;être comblés immédiatement.</p>
<p>Faute de quoi, c&#8217;est l&#8217;angoisse qui mine cet être souffrant, toujours à la surface de lui-même, manquant de temps pour tout. L&#8217;humain contemporain manque de temps pour lui-même, ayant pour tout horizon ses seuls désirs matériels. Un horizon de plus en plus virtuel et en croissance exponentielle: les réseaux sociaux, la toile, le tout numérique, les amis jetables de Facebook. Il n&#8217;a plus de temps pour rien. Il n&#8217; pas le temps de regarder sa vie. Pas le temps pour s&#8217;interroger sur la mort, la souffrance, le sens profond des choses et des événements.</p>
<p>Démuni lorsque survient l&#8217;épreuve. Et, c&#8217;est souvent par cette épreuve que de nombreuses personnes se sont mises en route: il y a un moment de rupture, un moment pivot : mort d&#8217;un proche, maladie, perte d&#8217;un emploi, échec d&#8217;une relation amoureuse.</p>
<p>En manque de sens, on fait face comme on peut. On cherche à apaiser cette souffrance. Parfois par des moyens extérieurs qui peuvent s&#8217;avérer utiles selon les circonstances, comme les antidépresseurs avec, sur le long terme, le risque d&#8217;en devenir dépendants. Pour d&#8217;autres, le soulagement de la souffrance emprunte la voie  de l&#8217;alcool, des drogues ou de compulsions de toutes sortes. Jusqu&#8217;au jour où<b> </b>tout ce mal être accapare tout, plus rien ne suffit pour l&#8217;apaiser.</p>
<p>Mais cela recèle aussi un pouvoir de vie et de transformation car c&#8217;est là le terreau d&#8217;une quête peut-être plus profonde qui va se préciser. Mais, où aller, à quelle porte frapper ?Chacun évalue la vérité selon ses besoins. Selon<b> </b>Louis Rousseau, professeur titulaire au département des sciences religieuses de l&#8217;UQAM, «les grands systèmes de croyances complexes sont abandonnés au profit de quelques propositions simples. Le principe d&#8217;autorité est remplacé par celui du bien-être».</p>
<p><b> Spiritualité, bien-être et développement personnel</b></p>
<p><b> </b>Si le religieux semble discrédité, en tout cas dans l&#8217;espace public, le spirituel, bien que semblant jouir d&#8217;une meilleure réputation, est réduit et assimilé pour beaucoup au «nouvel-âge» qui recoupe tout un éventail de pratiques et de croyances des plus sérieuses aux plus loufoques. Pourtant, le spirituel, c&#8217;est le souffle qui suggère une ouverture à soi et aux autres tout en pointant vers une forme d&#8217;accomplissement de l&#8217;être. Selon Arnaud Desjardins, il suffirait de remplacer le mot  «spirituel» par «être enfin heureux». Et pour «être enfin heureux», il faut accepter d&#8217;aller vers soi-même en profondeur, dans toutes les dimensions de notre être. Ce travail sur soi revêt un caractère essentiel et, pour lui, n&#8217;est pas égocentrisme ou égoïsme. Car, poursuit-il, «pour servir les autres, le travail sur soi est aussi important que, pour un musicien qui donnerait un récital, accorder son instrument».</p>
<p>Ainsi, dans cette optique  «d&#8217;accorder leur instrument», beaucoup de nos contemporains reprennent contact avec leur propre intériorité en passant par la porte du «développement personnel». Ils y sont attiré par les promesses de mieux-être qu&#8217;offrent  divers ateliers liés à différentes techniques de méditation, de yoga, ou de dérivés édulcorés de spiritualités orientales. Ces pratiques peuvent réellement contribuer au bien-être de la personne. Si elle en récolte les fruits dans sa vie quotidienne, qu&#8217;elle peut faire face au stress, que ses relations interpersonnelles sont plus saines, cela est grandement positif ! J&#8217;ai vu de nombreuses personnes sur ces chemins de transformation.</p>
<p>Encore faut-il que ces pratiques soient encadrées par des gens sérieux dont la compétence est reconnue. Dès lors, comment poser quelques critères fiables de discernement entre, en fin de compte, une quête qui est porteuse de liberté intérieure et d&#8217;ouverture à l&#8217;autre et une quête qui, au contraire, enfermerait et aliènerait la personne en la maintenant dans des attitudes infantilisantes de dépendance envers un groupe ou un leader pervers et manipulateur ?</p>
<p>Il existe un religieux refoulé qui explose et donne lieu à toutes sortes de propositions.</p>
<p>Au cours des derniers mois, en préparant cette allocution, j&#8217;en ai répertorié quelques-unes qui tapissent les babillards publics de mon quartier. Cela va du néo-chamanisme au channeling, en passant par le druidisme, la voyance, la cartomancie, la croyance aux ovnis, et la multitude de spiritualités dérivées des cultures orientales et sud-américaines. Que de secrets et révélations concernant la réincarnation, les mayas et la fin du monde, la pierre philosophale, la théosophie.</p>
<p>Mais soyons cependant prudents, n&#8217;allons pas croire que notre époque est si différente des autres&#8230;Si la norme commune portée par la religion institutionnalisée s&#8217;est dissoute, le besoin de sens, d&#8217;un «croyable» partagé existe depuis que pense l&#8217;humain confronté à sa propre finitude. Si les faux prophètes, les fumistes sans gêne qui exploitent psychologiquement et financièrement la crédulité des gens semblent plus nombreux aujourd&#8217;hui, ils ont existé dans toutes les cultures et à toutes les époques.</p>
<p>L&#8217;élément positif, c&#8217;est qu&#8217;il y a une recherche, mais qu&#8217;en est-il de la cohésion, de la dimension raisonnée du «croire» proposé dans ce foisonnement de croyances sans dogmes, bricolées au gré des humeurs ? On vit à l&#8217;ère du «tout est dans tout» et du «tout est égal à tout». L&#8217;hyper-individualisme entraîne aussi un refus de hiérarchiser, d&#8217;ordonner, de trancher, d&#8217;écarter. Ce syncrétisme souvent mal intégré fait violence au sens. Et, en bout de piste, ce qui devait mener à un chemin de vie, de libération, enferme. Arnaud Desjardins, (décédé en août 2011) avait cette jolie formule pour faire saisir la différence entre une secte et un mouvement spirituel authentique: «Une secte, il est facile d&#8217;y entrer, difficile d&#8217;en sortir. Un mouvement spirituel authentique, il est plus difficile d&#8217;y entrer et très facile d&#8217;en sortir». Et il ajoutait du même souffle que « l&#8217;un des grands pièges qui guette les chercheurs spirituels, c&#8217;est de se couper de ceux qui ne sont pas engagés dans la même démarche que lui». Là, encore, ceci me semble très important, est-ce que mon chemin me coupe des autres ?</p>
<p>Parmi les raisons d&#8217;espérer aujourd&#8217;hui, je vois des jeunes qui sont allergiques à ces barrières de toutes sortes. La mondialisation actuelle a également des effets positifs, elle nous rassemble tous devant des enjeux comme l&#8217;environnement ou un désir de faire les choses autrement.  De nouvelles solidarités se développement.  Une nouvelle conscience émerge.  J&#8217;aimerais ici donner l&#8217;exemple du documentaire du jeune réalisateur Hugo Latulippe «République, un abécédaire populaire». Une quarantaine de personnalités s&#8217;y expriment. Des gens que l’on n’entend hélas pas assez souvent dans nos médias. Tous, jeunes et moins jeunes, disaient que d&#8217;autres choix sociaux étaient possibles pour rendre notre société plus juste et plus fraternelle, plus respectueuse de l’humain et de cette terre qui nous supporte. En écoutant ce film, j&#8217;ai été saisi par la dimension spirituelle «non-dite» qu&#8217;il portait, dans ce désir de placer l&#8217;être devant l&#8217;avoir.</p>
<p>Au chapitre de ces initiatives porteuses d&#8217;espérance, je dois regarder dans le champ du «développement personnel» où j&#8217;observe une tendance de plus en plus présente qui allie les dimensions spirituelle et psychologique de la personne.</p>
<p>Un des très beaux exemples, c&#8217;est vous ici à <i>Chemins de vie</i> depuis 10ans. Je pense aussi au centre <i>Le Pèlerin</i> qui dispense une formation en accompagnement spirituel, ou encore au <i>Centre Manrèse</i> à Québec axé sur la spiritualité ignatienne.</p>
<p>Au Québec et dans l&#8217;espace francophone, des programmes d&#8217;accompagnement spirituels sérieux ont vu le jour au niveau universitaire et au sein d&#8217;instituts spécialisés reconnus. Un des plus complets est peut-être celui mis sur pied par la théologienne Lytta Basset et dispensé à l&#8217;Université de Fribourg en Suisse. L&#8217;approche est pluridisciplinaire. À la fois «réflexive et pratique, elle conjugue la psychologie, l&#8217;éthique, la philosophie, l&#8217;étude des textes bibliques et la théologie. Cette formation suppose un travail exigeant de réflexion, d&#8217;acquisition de connaissances, d&#8217;intégration et de pratique personnelle».</p>
<p>L’accompagnement spirituel, tel que le conçoit Lytta Basset, est ancré dans une tradition qui remonte à l’origine du christianisme.  Elle le définit en terme de «partenariat qui implique la relation d&#8217;aide, mais va plus loin : il se fonde sur l&#8217;écoute et l&#8217;orientation de la personne en quête de sens et de transcendance». Elle nous propose une définition de la spiritualité à laquelle j&#8217;adhère pleinement. Par «spiritualité», elle entend  <i>«ce champ ouvert aux questions auxquelles tout être humain est confronté par le fait même d’exister : «D&#8217;où vient-il ? Quel est le sens de sa vie ? Comment peut-il faire face à la mort, à la souffrance ? Que signifie être en relation ? Qu&#8217;y a-t-il après la mort ? Pourquoi la souffrance ? Existe-t-il des valeurs qui transcendent la personne ? Y a-t-il du divin en l&#8217;humain ? Un Autre &#8211; un Tiers, « Dieu », « la Source » (Georges Haldas) &#8211; se tient-il au plus insu de l&#8217;humain ? Comment le percevoir ? Comment développer un lien fécond avec lui ?». </i></p>
<p>Ces approches intégrant le «spirituel» et le «psychologique» sont de plus en plus nombreuses et n&#8217;ont pas toutes la même rigueur. Il nous faut des critères de discernement. Dans un ouvrage récent intitulé «<i>Les spiritualités nouvelles» </i>(Edition Fidélité)  le P. Denis Lecompte, coordinateur national du service de l’épiscopat français  « Pastorale, nouvelles croyances et dérives sectaire» en présentait quelques-uns. Il y soulignait entre autres l’impératif de la plus grande discrétion dans ce qui touche l’intimité de la personne, la distinction de l’autorité du conseiller spirituel ou de l’organisateur de la session, ainsi que l’observation des exigences de la loi civile qui encadre la fonction de psychothérapeute».</p>
<p>Ce qui, chez nous, contrairement à la France, demeure encore problématique puisqu&#8217;à peu près n&#8217;importe qui peut s&#8217;improviser «thérapeute».</p>
<p>À nos contemporains qui ont une soif réelle de bien-être et qui cherchent une religion «thérapeutique» Denis Lecompte rappelle que le bonheur, au sens chrétien, « prend en compte les difficultés de l’existence et de la croix du Christ ».<b> </b>Il invitait à la plus grande prudence et la plus grande vigilance, soulignant qu&#8217;il n&#8217;y a pas de guérison magique qui ferait abstraction de notre condition réelle et de notre collaboration.  Cette légitime recherche de bien-être, n&#8217;est envisageable que dans la reconnaissance et l&#8217;intégration de sa «part souffrante».</p>
<p>Cette idée de reconnaissance et d’intégration de sa part souffrante n’est pas valable que sur le plan personnel. Elle s’applique aussi à l’Église du Québec aujourd’hui.</p>
<p><b> La voie/voix chrétienne marginalisée</b></p>
<p><b> </b>Nous vivons au Québec le processus de déchristianisation qui est à la fois le plus rapide et le plus avancé d&#8217;occident. La révolution tranquille, en plus de rompre en masse avec un héritage chrétien pour lequel de nombreux québécois ont été incapables de faire la part des choses, a laissé derrière elle un grand vide spirituel. De nombreux auteurs se sont exprimés, et beaucoup mieux que je ne saurais le faire, sur l&#8217;effondrement de ce christianisme sociologique. Cette blessure laissée par le christianisme institutionnel a fait place en 50 ans à la plus grande indifférence. Cette plaie ne s&#8217;est pas cicatrisée. J’en veux, pour preuve, tout le ressentiment qui ne cesse de s’exprimer dans l’espace public ainsi qu’une forme d’anticléricalisme primaire et caricatural. Les images du catholicisme québécois véhiculées par des chroniqueurs à la mode et relayées par les médias se cantonnent dans les mêmes lieux communs. Je reconnais cette part souffrante de mon église. J’en souffre effectivement alors que j&#8217;aimerais tant partager cette liberté, cette joie réelle que le Seigneur me donne ! Souvent, il me prend l’envie de crier «Si tu savais comme tu es aimé» !</p>
<p>La bonne nouvelle c&#8217;est qu&#8217;on est aujourd&#8217;hui chrétien par choix.  On a répondu à la question que le Seigneur nous pose «Pour vous qui suis-je» ? Et qu&#8217;il faut constamment se poser à nouveaux frais. Impossible de s’asseoir sur nos lauriers.  L’appel à la conversion est permanent et en tout.</p>
<p>Il serait facile devant tant de défis, devant les constats déprimants, de tomber dans la sinistrose ambiante. Mais, nous devons être porteurs d&#8217;espérance pour le monde.</p>
<p>On peut repartir à neuf, faire découvrir toutes les richesses spirituelles, symboliques et culturelles issues de deux millénaires de christianisme. Trésor de sens et de beauté ! Sans oublier tous ces témoins lumineux d’hier et d’aujourd’hui. Les jeunes ont soif de modèles sincères et intègres. François  d’Assise, le père de l’écologie en est un. Gilles Kègle, ce travailleur de rue de Québec aussi. Jean Vanier pour l&#8217;Arche&#8230; et combien de personnes anonymes engagées dans leur communauté.  Si vous saviez combien j&#8217;ai rencontré de gens exceptionnels dans les congrès de soins palliatifs, par exemple. Combien aussi d&#8217;hommes et de femmes, pierres vivantes d&#8217;église pendant mes quelques années au <i>Jour du Seigneur</i>. J&#8217;y ai constaté aussi la face plus tragique de notre église. L&#8217;épuisement de ses pasteurs, de ceux et celles impliqués dans les différents services pastoraux. Un modèle qui craque de toute part et qui se recompose difficilement.  Des communautés qui se replient sur elles-mêmes, incapables de négocier les virages qui s&#8217;imposent.  Et c&#8217;est une autre souffrance que je porte et que vous portez peut-être aussi: celle liée à ce «schisme» silencieux.  J&#8217;ai rencontré, et je rencontre encore de nombreuses personnes qui quittent l&#8217;institution sur la pointe des pieds&#8230;par lassitude devant les lourdeurs institutionnelles, les exclusions au nom d&#8217;une certaine morale qui sont perçues à tort ou à raison  comme un contre-témoignage face à l&#8217;évangile et à ce Jésus qui est accueil et qui ne condamne personne.</p>
<p>Malgré tout cela, il y a tant de raisons d&#8217;espérer ! Même si les références chrétiennes s&#8217;effacent progressivement de notre culture, la figure de Jésus demeure attirante. De petits groupes naissent un peu partout, souvent en dehors de l&#8217;institution.  Il y aura là un enjeu de plus en plus important de communion qui se présentera entre ces regroupements d’«d’électrons libres» et l’institution.</p>
<p>Je ne peux aussi m&#8217;empêcher de songer à l&#8217;évangile de ce dimanche: Le texte (Jean 13, 31-35) évoque un critère surprenant. Il ne parle pas de rites religieux effectués pareillement par tous les chrétiens, ni de langage spécifique, ni de confession de foi. La parole de Jésus étonne par son silence sur tous ces signes qu&#8217;un sociologue pourrait relever et comptabiliser. Mais cette parole étonne également par son affirmation forte: ce sera la qualité relationnelle au sein de l&#8217;Église qui deviendra un langage sans ambiguïté possible. « Si vous avez de l&#8217;amour les uns pour les autres, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples. »</p>
<p>Toutes nos relations au sein de nos communautés doivent passer par le filtre de cette Parole du Seigneur. « Si vous avez de l&#8217;amour les uns pour les autres, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples». Défis d&#8217;accueil, d&#8217;écoute, de respect de la différence etc… Le signe distinctif qui permet aux personnes qui nous entourent de reconnaître notre appartenance au Christ passe par le défi communautaire. C&#8217;est ensemble que nous construisons le chemin et c&#8217;est la qualité de nos liens qui témoigne du Christ et en attire d&#8217;autres à lui.</p>
<p>Jésus lui-même a compris son envoi dans le monde comme un appel à reconstruire un peuple unique à travers la diversité des traditions et des compréhensions. Cette attitude, cette ouverture de Jésus m&#8217;anime profondément. Souvent dans les débats qui nous agitent, lorsque je perçois fermeture et repli, je me dis toujours que le Christ n&#8217;appartient pas à l&#8217;église et que l&#8217;Esprit souffle toujours où il veut après 2000 ans pour faire du neuf. Cela étant dit, même si je le vis en tension, je demeure profondément solidaire de cette Mère Église qui m’a transmise cette parole et qui porte le pain eucharistique au monde. De ce lien vital, je ne puis me couper. Timothy Radcliffe disait que notre simple présence à l’eucharistie du dimanche  portait en elle-même un témoignage irréductible pour le monde. De nous rassembler à sa table, d’écouter sa parole et de lui dire MERCI c’était déjà faire sa part pour la «nouvelle évangélisation».</p>
<p>Cette nouveauté, ces raisons d&#8217;espérer, je les lis aussi dans les identités qui sont en recomposition. Ces identités multiples sont souvent perçues négativement. Et si elles s&#8217;avéraient positives et porteuses ? Si, jadis, aux premiers temps de l&#8217;annonce, on était juif et disciple du Seigneur, pourquoi pas chrétien à saveur bouddhiste ou hindou ? Des hommes comme le bénédictin Henri Le Saux mort il y a 30 ans ou comme les dominicains au Japon ont vécu dans leur chair ces synthèses qui n&#8217;avaient rien d&#8217;un bricolage hétéroclite.</p>
<p>La mystique chrétienne qu&#8217;elle soit latine ou orientale, à travers des témoins de différentes époques, rencontre celle de ces deux traditions bouddhiste et hindouiste. Beaucoup de chercheurs sont à la fois touchés par la compassion du Bouddha et celle de Jésus ou même de Socrate, un philosophe de l&#8217;antiquité. J&#8217;ai toujours été frappé par les témoignages de personnes qui ont vécu ces rencontres de dialogue interreligieux. Ils rapportaient que la rencontre véritable avait lieu dans le silence. Comme aux rencontres d&#8217;Assise.</p>
<p><b>Silence et communauté</b></p>
<p>Silence et communauté, deux mots fort importants qui témoignent selon moi de pratiques nouvelles. Les hôtelleries des monastères et autres lieux de retraites ne désemplissent pas. Il faut désormais réserver des mois à l&#8217;avance. Il y a un réel besoin de silence. Paul Evdokimov (1901-1970) a développé pour la tradition orthodoxe cette idée de «monachisme intériorisé» valable pour tous les laïcs. Raimon Panikkar (1918-2010) dans «<i>L&#8217;éloge du simple</i>» paru en 1995 a réfléchi avec des moines de différentes traditions sur ce que serait un modèle interculturel du moine valable pour tous ; il a réfléchi pour tenter de trouver comme une sorte d&#8217;archétype. Le moine, <i>monachos</i>, renvoie en effet à une quête d&#8217;unité, de simplicité qui serait constitutive de tout être humain. Chacun selon lui,  étant appelé à trouver cette unité intérieure, à vivre harmonieusement la complexité, la sienne propre et celle du monde. Panikkar a vécu dans sa chair cette complexité et cette identité métissée puisqu&#8217;il est né d&#8217;une mère catalane et catholique et d&#8217;un père hindou et a été l&#8217;un des grands promoteurs du dialogue interreligieux entre ces deux traditions.</p>
<p>D&#8217;autre part, l&#8217;engouement pour la pratique de la méditation a ouvert la porte à la redécouverte d&#8217;une approche chrétienne de celle-ci.  Si cette tradition remonte aux Pères et Mères du désert du IIIe siècle, elle sera revisitée et actualisée par quelques grands auteurs spirituels à partir des années ‘50. Le bénédictin John Main contribuera à l&#8217;essor d&#8217;un mouvement à partir du milieu des années &#8217;70. Aujourd&#8217;hui le réseau de Méditation chrétienne compte des centaines d&#8217;adeptes au Québec en plus d&#8217;être affilié à la Communauté mondiale de la méditation chrétienne.</p>
<p>Certains allient silence et parole dans des rencontres suivies où la Parole est reçue et méditée en groupe dans le souffle de l’Esprit qui, du cœur de chacun parle aussi pour tous. Au fil de nos rencontres avec un groupe que j’ai mis sur pied avec d’autres personnes, nous découvrons chaque fois émerveillés, ce Christ de compassion. Ce Christ des noces de Cana qui change l&#8217;eau en vin. Nos questions partagées, l&#8217;écoute d&#8217;une autre personne évoquant comment la Parole travaille dans le quotidien de sa vie, tout cela nous place chaque fois devant l&#8217;abondance. C&#8217;est l&#8217;abondance de ce vin de Cana qui renvoie à celle de l&#8217;amour de Dieu, sans limite et sans condition. Joie d&#8217;être en vie et de participer au banquet de la noce aujourd&#8217;hui ! Et de «marcher à la vie» dans le sens de ce beau thème qui était le vôtre lors de la journée de fête du 24 février dernier.</p>
<p>Cette liberté intérieure recherchée doit s&#8217;incarner dans une pratique, à la fois individuelle et communautaire. Il faut être responsable. La vie spirituelle est aussi en entraînement qui demande fidélité et persévérance. Il n’y a pas de recette miracle.</p>
<p>La pratique doit s&#8217;incarner aussi dans le corps. Toute démarche spirituelle doit faire place au corps. La grande popularité de tout un éventail de techniques de massage témoigne aussi d&#8217;un besoin de bien-être corporel. Et j&#8217;vois aussi une raison d&#8217;espérer.</p>
<p>Si je prends soin de mon corps, je serai aussi plus attentif au corps souffrant de l&#8217;autre. Cette délicatesse envers soi est aussi chemin de délicatesse envers l&#8217;autre.</p>
<p>Si je porte attention et cherche à soulager les tensions de mon corps, je découvrirai peut-être à quel point elles  sont le reflet de mes tensions psychiques.</p>
<p>Une mauvaise compréhension de la tradition chrétienne a été tellement dommageable au fil des siècles en faisant du corps un ennemi, oubliant l&#8217;infinie richesse du Christ «incarné».</p>
<p>Ce Christ qui touche l&#8217;autre. Qui entend son besoin de relation. Qui ne le juge jamais.</p>
<p>Ainsi, à travers cet éclatement du spirituel que j’évoquais plus tôt, une question nous est adressée : « Qu&#8217;est-ce que j&#8217;entends de la quête de l&#8217;autre ?  Suis-je d&#8217;abord capable de renoncer à mon propre discours ? »</p>
<p>Quelle est la pédagogie du Christ ? Il n&#8217;est pas d&#8217;abord dans un discours moral, mais bien dans ce qui redonne à l&#8217;autre confiance toujours dans ce souci infini de préserver sa dignité de fille et de fils de Dieu. Le Seigneur demeure pour moi le «Grand passeur» par excellence. Il me donne d&#8217;aller vers moi. Il me donne d&#8217;accéder à ma source intérieure, qui deviendra« source jaillissante en «vie éternelle».  A mon tour, il y a un appel à devenir source pour les autres.  À étancher leur soif. Non pas d&#8217;abord par des mots, mais parce que j&#8217;aurai fait ce chemin qui me mène à moi-même. Maurice Zundel le disait à peu près ainsi : ce chemin d&#8217;intériorité, ce chemin de vie qui me déparasite me mène à un état de plus grande transparence, en faisant de moi, comme un miroir qu&#8217;on aurait nettoyé, une surface lisse qui reflétera à l&#8217;autre l&#8217;image de sa propre beauté.</p>
<p>Chemins de vie, chemins de combats intérieurs, chemins d&#8217;avancée et de reculs, sur des sentiers droits, boueux, sec, doux, herbeux&#8230;Des chemins d’espérance, car celui ou celle qui cherche sincèrement trouve. Le Seigneur nous l&#8217;a promis. C&#8217;est ainsi qu&#8217;ayant déblayé un chemin pour nous même, nous pouvons devenir alors des «redresseurs d&#8217;espérance» pour reprendre l&#8217;injonction d&#8217;Edgar Morin et faire humblement notre part pour lutter contre le grand mal qui nous menace, celui du cynisme. Pour vivre ensemble, il nous faut un minimum de confiance et d&#8217;amour partagé. Avant de parler de nouvelle évangélisation, peut-être nous faut-il réveiller notre propre espérance et la propager tout autour de nous par la grâce de l&#8217;Esprit.</p>
<p>Mario Paquet</p>
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		<title>Risquer de plonger en soi</title>
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		<pubDate>Wed, 01 May 2013 20:33:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Clément Farly</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ateliers]]></category>
		<category><![CDATA[cenote]]></category>
		<category><![CDATA[plonger en soi]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour décrire ce que vivent les personnes qui acceptent de plonger en soi lorsque leur est proposée une expérience d’écriture spontanée ou toute autre activité de créativité, il m’est venu l’image du cenote. Un cenote, tel que j’en ai visité lors d’un récent voyage dans la péninsule du Yucatan au Mexique, est une de ces [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Pour décrire ce que vivent les personnes qui acceptent de plonger en soi lorsque leur est proposée une expérience d’écriture spontanée ou toute autre activité de créativité, il m’est venu l’image du <i>cenote</i><b>. </b></p>
<p>Un <i>cenote</i>, tel que j’en ai visité lors d’un récent voyage dans la péninsule du Yucatan au Mexique, est une de ces quelques deux cents grottes formées dans le secteur, il y a plusieurs millions d’années, lors de l’impact d’un météorite avec la terre. Il s’est produit alors un effondrement des sols et une sorte de résurgence à la surface terrestre d’eaux douces souterraines. Ces grottes ont été et sont encore pour les Mayas des sites sacrés habités par les esprits divins. On y recueille l’eau d’une pureté exceptionnelle et on y pratique des rituels traditionnels.</p>
<p>Parlons de l’expérience de Chemins de Vie et entrons dans la symbolique. Je laisse aux lecteurs et lectrices le soin de faire eux-mêmes les liens.</p>
<p>Il y a des <i>cenotes </i>à ciel ouvert qui ressemblent à ces lacs entourés d’une nature encore à l’état sauvage. On plonge dans les eaux cristallines sans crainte, en toute confiance. On se laisse aller au plaisir, les sens éveillés; la terre ferme est proche et le décor est saisissant. On se fond joyeusement et librement au décor ambiant. On reste à la surface des choses.</p>
<p>Il y a des <i>cenotes</i> complètement souterrains. On y descend comme on descend dans un puits. Descente hésitante, craintive. On s’accroche à l’échelle ou on s’assure de la solidité de la marche avant de s’aventurer plus à fond dans l’escalier en spirale. On suit le guide avec un peu d’appréhension mais on lui fait confiance : il sait. Lorsqu’enfin on touche la plate-forme qui nous permet d’accéder à l’eau sacrée, c’est l’extase! Quelle merveille! Un antre magique, témoin d’une histoire, d’une vie, jusqu’alors insoupçonnées. D’emblée, le silence s’impose. On plonge avec avidité dans l’eau d’un vert émeraude qui nous invite à une expérience sensorielle et spirituelle des plus intenses. Du clapotis provoqué par les baigneurs monte une musique des plus douces à l’oreille. On s’y sent bien. On voudrait y rester.</p>
<p>Il y a des <i>cenotes</i> à la fois ouverts et souterrains. On y pénètre avec curiosité. À chaque détour, une surprise nous attend; on s’exclame de la beauté des lieux. La vie prend des allures étranges, fantomatiques. Les eaux grouillent de poissons qui viennent nous chatouiller les chevilles. On avance dans les entrailles de la terre à la fois fébrile et anxieux. Le guide est là, sa présence rassure. On s’aventure dans un passage exigu qui ouvre sur une véritable chapelle où stalactites se jouent des stalagmites. Et cette eau pure qui attire et invite à plonger dans l’abandon et dans la plénitude! On s’y risque et on communie à soi, aux autres, au cosmos et à Dieu. Dans les eaux, parfois on touche le fond mais parfois il nous échappe jusqu’à des profondeurs d’une vingtaine de mètres. Tout à coup, c’est l’obscurité totale : l’électricité qui alimente les quelques lampes posées ça et là a été coupée. Le souffle court, on ressent pour un instant l’oppression mais elle se meut doucement en un sentiment apaisant de fusion chaleureuse à tout ce qui nous entoure. On n’existe plus. On est entré dans le mystère. Expérience initiatique. Expérience mystique.</p>
<p>En tant qu’animatrice d’un atelier de lecture, je me vois comme le gardien d’un <i>cenote</i>, comme le guide qui invite à entrer, à plonger et à s’abandonner. J’accueille, un peu comme Jésus au retour de mission des apôtres, les expériences vécues, les sentiments et émotions éprouvés, les découvertes. Ensemble, nous louons et rendons grâces.</p>
<p>Je me sens privilégiée parce que je reçois beaucoup : des éclats de rire, des remerciements, des réflexions et questionnements qui me nourrissent, des témoignages de foi, des échos d’une vie spirituelle parfois riche et profonde. J’ai la chance de boire à la source d’eau vive qui jamais ne se tarit.</p>
<p>Yvonne Demers</p>
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		<title>Lancement de l&#8217;année : 30 septembre 2012</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Apr 2013 21:02:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Clément Farly</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Le dimanche 30 septembre, c’était, à Chemins de vie, l’ouverture de sa dixième année. Une centaine de personnes étaient présentes. Au cours de la rencontre, elles ont été invitées à dire l’importance de Chemins de vie sur leur route. On trouvera ici deux de ces témoignages, ceux de Férid Chikhi, Algérien d’origine et de Clément [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>Le dimanche 30 septembre, c’était, à Chemins de vie, l’ouverture de sa dixième année. Une centaine de personnes étaient présentes. Au cours de la rencontre, elles ont été invitées à dire l’importance de Chemins de vie sur leur route. </em></p>
<p><em>On trouvera ici deux de ces témoignages, ceux de Férid Chikhi, Algérien d’origine et de Clément Farly, un des membres fondateurs.</em></p>
<p><em>Le tableau qui suit donne, par ordre de fréquence, les mots que les participants ont utilisés pour qualifier leur expérience spirituelle.</em></p>
<p><em>On trouvera d&#8217;autres photos prises lors de l&#8217;événement, en cliquant <a href="?p=1432">ICI</a>.</em></p>
<h2><strong>Témoignage de </strong><strong>Férid Chikhi</strong></h2>
<p><a href="http://cheminsdevie.ca/wp-content/uploads/2013/02/Ch.de-vie30-09-12-072.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1669" alt="Ch.de-vie30-09-12-072" src="http://cheminsdevie.ca/wp-content/uploads/2013/02/Ch.de-vie30-09-12-072-300x187.jpg" width="300" height="187" hspace="10" /></a>Mesdames, Messieurs, Bonjour,<br />
Bonjour à vous aussi Madame la Cordonnière.</p>
<p>Je vais vous conter ma venue sur les chemins de vie pendant que vous réparez mes souliers. Il vous faut savoir qu’ils viennent d&#8217;ailleurs. Et ils ont quelque chose de distinct par rapport à ce qui vous est familier. Ils ont emprunté des chemins forts différents.</p>
<p>Comprenez, c&#8217;était écrit dans le ciel. Le ciel de ma patrie, celle qui m’a vu naître. C’était écrit dans le ciel bleu de ce désert immense recouvert de sable doré qu&#8217;est le <strong><em>Sahara. </em></strong>C’était écrit, que ces souliers me mèneraient sur les chemins qui montent vers les cimes élevées du <strong><em>Djurdjura</em></strong> et de l’<strong><em>Aurès</em></strong>, sur ceux du <strong><em>Dahra</em></strong> et des monts de <strong><em>Collo.</em></strong> C’était écrit dans le ciel, que sur les chemins qui montent vers les pics de l’<strong><em>Assekrem</em></strong>, je le rencontrerai. Je le rencontrerai, le <strong><em>Petit Frère Charles de Foucauld. </em></strong>Celui qui s’y est retiré pour se rapprocher de Dieu.</p>
<p>Savez-vous, Mesdames, Messieurs et vous chère cordonnière, savez-vous que la vieille <strong><em>Targuia</em></strong> m’avait dit – parlant de ce petit homme &#8211; que c’était ‘<em>’un musulman qui parlait une langue qu’elle ne comprenait pas. C’était la langue de son <strong>Dieu … ‘’</strong>, </em>m’avait-elle dit.<em> ’’Mais par <strong>Allah’’</strong></em>, avait-elle poursuivi, <em>&#8221;par <strong>Allah,</strong> lorsque je l’entendais parler de son Dieu, j’avais la sensation qu’il ressemble au Notre.&#8221;</em></p>
<p>Je peux vous confier chers amis que cette rencontre avec <strong><em>Charles de Foucauld</em></strong> m’a beaucoup marqué. Eh! Oui. Eh ! Oui, déjà dans ma tête, j&#8217;avais débuté mon cheminement. Ces souliers, que vous voyez là, m&#8217;ont fait passer de mes chemins qui montent vers les chemins de vie, m’emportant d’une mer à un océan et d’un océan à l’autre.</p>
<p>Je me suis retrouvé dans ce pays immense comme mon désert. Un pays de blanc revêtu six mois de l’année, mais avec une touche de verdure.</p>
<p>Pourrais-je me permettre de vous confier autre chose ? Dès que vous les aurez réparés ces souliers vont vite trouver des chemins qui me conviennent, des chemins qui pourraient me mener encore plus loin et encore plus haut.</p>
<p>Savez-vous que, sur ces chemins de vie, j’ai rencontré bien des personnes et il y avait quelque chose de commun entre leurs paroles et celles du <strong><em>Petit Frère Charles</em></strong> rencontré sur l&#8217;<strong><em>Assekrem</em></strong>.</p>
<p>Sur mes chemins de vie, je ne l&#8217;ai pas retrouvé mais j’ai rencontré <strong><em>Marie </em></strong>et <strong><em>Pierre, Marc, Rachel </em></strong>et<strong><em> Jean</em></strong>&#8230; et bien d&#8217;autres. Toutes et tous parlent sa langue. La langue de l’écoute, de la tolérance, de l’amour, de l’échange, de la solidarité. La langue du <strong><em>Petit Frère Charles</em></strong> &#8230; Finalement, elle me sert bien cette langue dont d’aucuns disent qu’elle se perd au milieu de <strong><em>Babel.</em></strong></p>
<p>Que dis-je ? Elles se trompent ces mauvaises langues, parce que mes souliers, ceux-là même qui m’ont mené sur ces chemins de vie, ils me l’ont révélé, elle sait mieux résister dans le froid du <strong><em>Québec </em></strong>que dans celui du <strong><em>RoC.</em></strong></p>
<p>Encore mieux mes chers amis laissez-moi vous dire que la langue de l’écoute, de la tolérance, de l’amour, de l’échange, de la solidarité, que vous maniez si bien, c’est aussi celle de la compréhension, du discernement, de l’intelligence et de la finesse.</p>
<p>Oui ! Oui ! C&#8217;est bien de cela qu’il est question et, les veilleurs se sont rassemblés pour mieux la protéger et la préserver. Elle avait déjà pris les chemins qui montent, à présent elle est sur les chemins de vie.</p>
<p>C&#8217;est là toute l&#8217;histoire de ces souliers. Je vous les confie pour me les réparer. Je sais qu’ils pourront encore me mener sur d&#8217;autres chemins d’apprentissage.</p>
<h2><strong>Témoignage de Clément Farly</strong></h2>
<p><a href="http://cheminsdevie.ca/wp-content/uploads/2013/02/DSCN0281.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1678" alt="DSCN0281" src="http://cheminsdevie.ca/wp-content/uploads/2013/02/DSCN0281-300x187.jpg" width="300" height="187" hspace="10" /></a>Je suis très touché de ce que j’entends ici cet après-midi. Je me réjouis que, dans votre pèlerinage, plusieurs d’entre vous ont trouvé un appui à Chemins de vie. Ce que vous dites justifie l’existence de Chemins de vie. Cela montre la pertinence de l’intuition initiale qui lui a donné naissance.</p>
<p>Il y a dix ans, les responsables des paroisses et du diocèse de Longueuil faisaient cette constatation : «Dans notre milieu, il y a des gens qui souhaiteraient recevoir un appui dans leur recherche de spiritualité et nous ne sommes pas équipés pour les aider. » Ils se posaient la question que nous retrouvons dans le refrain que nous venons de chanter :</p>
<p><em>Existe-t-il en quelque part un lieu<br />
Où s’amarrer, où se trouver ?<br />
Existe-t-il en quelque lieu un port<br />
Où prendre pied, se sentir mieux ?</em></p>
<p>Ils ont demandé à quelques personnes de créer ce lieu. Pour ma part, j’avais atteint l’âge de la retraite, j’étais disponible, j’ai dit oui immédiatement. Nous nous sommes retrouvés douze volontaires enthousiastes pour inventer ensemble ce lieu. C’est ainsi, que depuis dix ans, Chemins de vie s’est développé progressivement au gré de la créativité de chacun des membres de l’équipe.</p>
<p>Tout au long de l’aventure, j’ai eu de belles surprises. Les choses se sont souvent passées autrement que prévu. La plupart du temps, mieux que prévu. C’est la beauté de la vie. J’ai dû apprendre à faire confiance à la vie, même si c’est parfois stressant.</p>
<p>En effet, la vie est comme un voyage, un voyage vers « son pays intérieur » , comme l’écrit Gilles Vigneault. Le voyage le plus exaltant … le plus passionnant … avec ses surprises …</p>
<p>Chacun doit marcher son chemin, inventer sa route, unique. Mais, sur cette route, il est bon d’avoir des compagnons. C’est ce que Chemins de vie veut offrir : de l’accompagnement aux marcheurs de la vie. Accompagner, ce n’est pas marcher devant, ni marcher derrière, c’est marcher à côté. Dans cette aventure commune, nous recevons tous, nous donnons tous…</p>
<p>Pour ma part, une des belles surprises de cette aventure, ce sont les belles rencontres que je fais ici. Je découvre des personnes qui partagent un même intérêt pour l’aventure spirituelle et qui deviennent des compagnons de route.</p>
<p>Ainsi, chaque mois, depuis dix ans, nous accueillons un témoin. Des gens s’étonnent : « Comment faites-vous pour trouver tous ces témoins, si intéressants? » De fait, il y en a beaucoup de ces belles personnes tout autour de nous …. Il faut simplement être attentif : apprendre à voir la vie et les gens avec les yeux du cœur.</p>
<p>Permettez-moi de terminer par une histoire. Quelqu’un demande à un sage hindou : « Maître, expliquez-nous ce qu’est la vie spirituelle. » Le maître : « Si quelqu’un qui n’a jamais mangé une orange vous demande ce que goûte une orange, vous pouvez dire : c’est à la fois sucré et acidulé, c’est délicieux, etc. Mais cette personne ne saura jamais ce que goûte une orange. Par contre, si elle en mange une, elle saura ce qu’est le goût bien particulier de l’orange, et ensuite, pour le reste de sa vie, elle le reconnaitra immédiatement. De même pour la spiritualité. Je puis vous dire des choses … mais rien ne remplace l’expérience. »</p>
<p>Pour ma part, je me considère chanceux d’avoir pu, à Chemins de vie, partager ce goût avec autant de personnes.</p>
<h2><strong>Des mots pour dire l’expérience spirituelle</strong></h2>
<p><em>Le 30 septembre, après avoir présenté le conte « Moi, mes souliers ont beaucoup cheminé », la cordonnière invitait les personnes présentes à exprimer <span style="text-decoration: underline;">en un mot</span>, leur cheminement spirituel à Chemins de vie. Le tableau présente une compilation de cet échange. </em></p>
<table width="685" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td width="33"><strong>no</strong></td>
<td width="548"><strong>Un mot</strong></td>
<td width="103"><strong>Fréquence</strong></td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="33">1</td>
<td valign="top" width="548">Partage. Échanges sur la spiritualité … la culture… les valeurs.</td>
<td valign="top" width="103">10</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="33">2</td>
<td valign="top" width="548">Amour. Force de l’amitié. On n’oublie pas les gens ordinaires. Entraide. Fraternité. Support.</td>
<td valign="top" width="103">10</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="33">3</td>
<td valign="top" width="548">Accueil chaleureux et-inconditionnel. On prend les gens tels qu’ils sont. Écoute. Gentillesse.</td>
<td valign="top" width="103">9</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="33">4</td>
<td valign="top" width="548">Être en recherche. Chercher le sens à la vie. Ne pas lâcher. Donner du sens aux souffrances quotidiennes. Se perdre pour se retrouver. Réparer. Continuer. Nouveau départ. Avancer.</td>
<td valign="top" width="103">9</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="33">5</td>
<td valign="top" width="548">Faire communauté. Solidarité. Compagnon de route. Ouverture aux autres.</td>
<td valign="top" width="103">8</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="33">6</td>
<td valign="top" width="548">Espoir.</td>
<td valign="top" width="103">7</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="33">7</td>
<td valign="top" width="548">Voyage. En route. Cheminer à son rythme.</td>
<td valign="top" width="103">7</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="33">8</td>
<td valign="top" width="548">On jase. Lieu de rencontres.</td>
<td valign="top" width="103">6</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="33">9</td>
<td valign="top" width="548">Joie et liberté/plaisir. Vivre en abondance. La vie est belle. Moins d’usure.</td>
<td valign="top" width="103">5</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="33">10</td>
<td valign="top" width="548">Oasis. Pause. Temps d’arrêt. Lieu de réflexion. Temps de réflexion.</td>
<td valign="top" width="103">5</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="33">11</td>
<td valign="top" width="548">Grandir. Épanouissement. Enrichissement. Transformation. Croissance.</td>
<td valign="top" width="103">5</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="33">12</td>
<td valign="top" width="548">Espérance.</td>
<td valign="top" width="103">3</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="33">13</td>
<td valign="top" width="548">Témoignages et parcours de vie. Chacun est accueilli avec son histoire de vie particulière.</td>
<td valign="top" width="103">3</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="33">14</td>
<td valign="top" width="548">Carrefour de spiritualité.</td>
<td valign="top" width="103">1</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="33">15</td>
<td valign="top" width="548">Arc en ciel. Arc en soi.</td>
<td valign="top" width="103">1</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="33">16</td>
<td valign="top" width="548">Apprentissage. Apprentis apprenant à être sage.</td>
<td valign="top" width="103">1</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="33">17</td>
<td valign="top" width="548">Source d’inspiration et de réconfort moral pour continuer la route.</td>
<td valign="top" width="103">1</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="33">18</td>
<td valign="top" width="548">Un pas avec mon Dieu et avec l’autre.</td>
<td valign="top" width="103">1</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="33">19</td>
<td valign="top" width="548">Chercheurs de Dieu.</td>
<td valign="top" width="103">1</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="33">20</td>
<td valign="top" width="548">Rencontre avec soi, l’autre et le Tout Autre. Se relier aux autres et à Lui.</td>
<td valign="top" width="103">1</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="33">21</td>
<td valign="top" width="548">Du vivant vers le Vivant.</td>
<td valign="top" width="103">1</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="33">22</td>
<td valign="top" width="548">Moyen de mieux s’intérioriser, de réfléchir à sa vie.</td>
<td valign="top" width="103">1</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="33">24</td>
<td valign="top" width="548">Chemin d’espoir, de vie. Marcher. Marcher pour parvenir au bout du chemin malgré les embûches.</td>
<td valign="top" width="103">1</td>
</tr>
<tr>
<td valign="top" width="33">25</td>
<td valign="top" width="548">Quand on a connu Chemins de vie, on demeure toujours en cheminement</td>
<td valign="top" width="103">1</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Photos du 24 février 2013</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Apr 2013 23:54:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Clément Farly</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[On trouvera ici d&#8217;autres photos prises le 24 février 2013, lors de la fête du dixième anniversaire de l&#8217;ouverture de Chemins de vie.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>On trouvera ici d&#8217;autres photos prises le 24 février 2013, lors de la fête du dixième anniversaire de l&#8217;ouverture de Chemins de vie.</p>

<a href='http://cheminsdevie.ca/?attachment_id=1810' title='Ch.de-vie24-02-13-0204'><img width="120" height="67" src="http://cheminsdevie.ca/wp-content/uploads/2013/04/DSC_0204-120x67.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Ch.de-vie24-02-13-0204" /></a>
<a href='http://cheminsdevie.ca/?attachment_id=1813' title='Ch.de-vie24-02-13-0220'><img width="120" height="67" src="http://cheminsdevie.ca/wp-content/uploads/2013/04/DSC_0220-120x67.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Ch.de-vie24-02-13-0220" /></a>
<a href='http://cheminsdevie.ca/?attachment_id=1808' title='Ch.de-vie24-02-13-0198'><img width="120" height="67" src="http://cheminsdevie.ca/wp-content/uploads/2013/04/DSC_0198-120x67.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Ch.de-vie24-02-13-0198" /></a>
<a href='http://cheminsdevie.ca/?attachment_id=1812' title='Ch.de-vie24-02-13-0219'><img width="120" height="67" src="http://cheminsdevie.ca/wp-content/uploads/2013/04/DSC_0219-120x67.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Ch.de-vie24-02-13-0219" /></a>
<a href='http://cheminsdevie.ca/?attachment_id=1814' title='Ch.de-vie24-02-13-0224'><img width="120" height="67" src="http://cheminsdevie.ca/wp-content/uploads/2013/04/DSC_0224-120x67.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Ch.de-vie24-02-13-0224" /></a>
<a href='http://cheminsdevie.ca/?attachment_id=1811' title='Ch.de-vie24.02-13-0210'><img width="120" height="67" src="http://cheminsdevie.ca/wp-content/uploads/2013/04/DSC_0210-120x67.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Ch.de-vie24.02-13-0210" /></a>
<a href='http://cheminsdevie.ca/?attachment_id=1815' title='Ch.de-vie24-02-13-0228'><img width="120" height="67" src="http://cheminsdevie.ca/wp-content/uploads/2013/04/DSC_0228-120x67.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Ch.de-vie24-02-13-0228" /></a>
<a href='http://cheminsdevie.ca/?attachment_id=1816' title='Ch.de-vie24-02-13-0229'><img width="120" height="67" src="http://cheminsdevie.ca/wp-content/uploads/2013/04/DSC_0229-120x67.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Ch.de-vie24-02-13-0229" /></a>
<a href='http://cheminsdevie.ca/?attachment_id=1817' title='Ch.de-vie24-02-13-0230'><img width="120" height="67" src="http://cheminsdevie.ca/wp-content/uploads/2013/04/DSC_0230-120x67.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Ch.de-vie24-02-13-0230" /></a>
<a href='http://cheminsdevie.ca/?attachment_id=1809' title='Ch.de-vie24-02-13-0201'><img width="120" height="67" src="http://cheminsdevie.ca/wp-content/uploads/2013/04/DSC_0201-120x67.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Ch.de-vie24-02-13-0201" /></a>

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		<title>Apprendre à ressusciter</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Apr 2013 14:21:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Clément Farly</dc:creator>
				<category><![CDATA[Réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[Pâques]]></category>
		<category><![CDATA[résurrection]]></category>
		<category><![CDATA[ressusciter]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans l’annonce de la Résurrection de Jésus, il y a un élément étonnant : le tombeau vide ! Venues au tombeau pour pleurer un mort, les deux Marie trouvent le tombeau vide (Matthieu 28, 1). Elles cherchent un cadavre à embaumer. Elles veulent retrouver le maître qu’elles ont connu et aimé et elles trouvent un espace vide, [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://cheminsdevie.ca/wp-content/uploads/2010/01/tombeau-vide.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1213" alt="tombeau vide" src="http://cheminsdevie.ca/wp-content/uploads/2010/01/tombeau-vide-276x300.jpg" width="276" height="300"hspace="10"/></a>Dans l’annonce de la Résurrection de Jésus, il y a un élément étonnant : le tombeau vide ! Venues au tombeau pour pleurer un mort, les deux Marie trouvent le tombeau vide (Matthieu 28, 1). Elles cherchent un cadavre à embaumer. Elles veulent retrouver le maître qu’elles ont connu et aimé et elles trouvent un espace vide, ouvert sur la lumière de l’aurore! La Bonne Nouvelle de Pâques, c’est une absence! Étonnant!</p>
<p>Le messager leur dit la Bonne Nouvelle : « Vous cherchez un mort, il n’est pas ici … il est ressuscité … comme il l’avait dit. »  Tout commence par l’absence de Jésus ressuscité et par l’invitation à le chercher désormais ailleurs : « Il n’est plus ici … il vous précède en Galilée …»</p>
<p>Les deux femmes étaient dans la nostalgie du passé … Elles voulaient retrouver le Maître qu’elles avaient connu en Galilée. Mais ce temps est terminé. Le messager les invite à se tourner vers l’avenir. « C’est là que vous le verrez! » Où le verrons-nous? Dans notre vie, …dans la vraie vie.</p>
<p>C’est que désormais, Jésus, vivant, nous précède là où nous vivons. Jésus nous attend sur les chemins quotidiens de notre vie. Il nous y attend pour nous apprendre à ressusciter. Car la Résurrection, ce n’est pas seulement pour après notre mort. Elle est déjà commencée. Avec le Christ, nous avons déjà commencé de ressusciter à une vie nouvelle.</p>
<p>Et la vie de ressuscité, ça s’apprend. Jésus nous apprend à ressusciter comme, enfant, on apprend se tenir debout et à faire ses premiers pas. Vivre à la suite de Jésus, c’est apprendre à ressusciter. (Charles Singer, <i>Saisons</i> p. 130)</p>
<p>Apprendre à ressusciter, c’est apprendre à vivre chaque jour de façon humaine, vraiment humaine. C’est apprendre à croire que Dieu se consacre au bonheur du monde. C’est apprendre à espérer que la vie a un sens.</p>
<p>Si, après avoir fêté Pâques, nous nous sentons pleins d&#8217;espérance, pleins d&#8217;une joie profonde, prêts à surmonter les méchancetés, les tristesses, les rancunes, les faiblesses, les fautes, si nous essayons  de jeter sur le monde un regard plus optimiste, plus constructif, pour voir partout et dans toutes les personnes le germe de bien, le germe de vie, le germe d&#8217;espérance. c’est que nous commençons d’apprendre à ressusciter. Alléluia!</p>
<p>Clément Farly</p>
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		<title>Il est temps de fêter</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Apr 2013 21:24:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Clément Farly</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est temps de fêter Il est temps de chanter Ce que portent nos cœurs Nos bonheurs, nos malheurs Tous ensemble aujourd’hui En ton nom réunis Par nos voix nous disons Notre Dieu tu es bon!  1. Bien plantés dans la terre de nos rues et quartiers Mille fleurs solitaires, mille espoirs enfermés Chaque jour, [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="padding-left: 30px;"><strong>Il est temps de fêter</strong><br />
<strong>Il est temps de chanter</strong><br />
<strong>Ce que portent nos cœurs</strong><br />
<strong>Nos bonheurs, nos malheurs</strong><br />
<strong>Tous ensemble aujourd’hui</strong><br />
<strong>En ton nom réunis</strong><br />
<strong>Par nos voix nous disons</strong><br />
<strong>Notre Dieu tu es bon!</strong></p>
<p> 1. Bien plantés dans la terre de nos rues et quartiers<br />
Mille fleurs solitaires, mille espoirs enfermés<br />
Chaque jour, chaque instant, être là jardinant !</p>
<p>2. Bien plantés dans la terre de nos rues et quartiers<br />
Mille fleurs solidaires, mille espoirs acharnés<br />
Chaque jour, chaque instant,  être là jardinant !</p>
<p>3. Bien cachés dans la terre de nos rues et quartiers<br />
Une vigne, une pierre, une porte, un chemin<br />
Un semeur bien patient, être là remerciant !</p>
<p style="padding-left: 60px;"> (Paroles et musique : Jacques Morin)</p>
<p><em>Cliquer ici pour obtenir les paroles et la musique du chant <a href="http://cheminsdevie.ca/wp-content/uploads/2013/04/Il-est-temps-de-fêter.pdf">Il est temps de fêter</a></em></p>
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		<title>Brunch du 10e anniversaire</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Apr 2013 13:28:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Clément Farly</dc:creator>
				<category><![CDATA[Rencontres témoignages]]></category>

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		<description><![CDATA[CHEMINS DE VIE  Dimanche, 28 avril de 11h00 à 14h30  BRUNCH BÉNÉFICE du 10e anniversaire Le thème:  « Bâtir ensemble le chemin! »  Venez vivre ce moment festif avec nous! Mario Paquet, président d’honneur nous entretiendra sur le sujet suivant: « Initiatives porteuses d’avenir : réponse à la soif de spiritualité aujourd’hui »  Lieu du rendez-vous 1276, rue Papineau, Longueuil [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: center;"><b>CHEMINS DE VIE</b></h2>
<p align="center"><b> Dimanche, 28 avril de 11h00 à 14h30</b></p>
<p align="center"><b> <span style="color: #008000;">BRUNCH BÉNÉFICE du 10<sup>e</sup> anniversaire</span></b></p>
<p align="center"><b>Le thème:  « </b><b>Bâtir ensemble le chemin! »</b></p>
<p align="center"> Venez vivre ce moment festif avec nous!</p>
<p align="center">Mario Paquet, président d’honneur</p>
<p align="center">nous entretiendra sur le sujet suivant:</p>
<p align="center"><strong>« <i>Initiatives porteuses d’avenir :<br />
réponse à la soif de spiritualité aujourd’hui »</i></strong></p>
<p align="center"> Lieu du rendez-vous</p>
<p align="center">1276, rue Papineau, Longueuil</p>
<p align="center">Le billet est de $50 (reçu d’impôt de $30.)</p>
<p align="center"><b>BIENVENUE À TOUS!</b></p>
<p align="center">Pour plus d’informations : <a href="http://www.cheminsdevie.ca/">www.cheminsdevie.ca</a></p>
<p align="center">Tél. : 450 670-3763<b></b></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Vivre l&#8217;expérience du désert</title>
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		<comments>http://cheminsdevie.ca/?p=1753#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 27 Mar 2013 23:28:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Clément Farly</dc:creator>
				<category><![CDATA[Activités]]></category>
		<category><![CDATA[désert]]></category>
		<category><![CDATA[intériorité]]></category>
		<category><![CDATA[silence]]></category>

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		<description><![CDATA[Rencontre du &#8220;groupe de partage de foi&#8221; &#8220;Aussitôt l&#8217;Esprit pousse Jésus dans le désert &#8221; (Marc 1, 12) Le 20 mars, Lisette et Louise nous invitent à nous joindre à la caravane&#8230;&#8230; Nous acceptons de vivre l&#8217;expérience du désert. Accueil chaleureux ;  ambiance symbolique, eau et sable doux. Visite des lieux ; salon, chapelle et [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2>Rencontre du &#8220;groupe de partage de foi&#8221;</h2>
<p>&#8220;<i>Aussitôt l&#8217;Esprit pousse Jésus dans le désert</i> &#8221; (Marc 1, 12)</p>
<p><a href="http://cheminsdevie.ca/?attachment_id=1754" rel="attachment wp-att-1754"><img class="alignleft size-medium wp-image-1754" alt="pgp Françoise sable mars 2013" src="http://cheminsdevie.ca/wp-content/uploads/2013/03/pgp-Françoise-sable-mars-2013-300x225.jpg" width="300" height="225" hspace="10" /></a>Le 20 mars, Lisette et Louise nous invitent à nous joindre à la caravane&#8230;&#8230;<br />
Nous acceptons de vivre l&#8217;expérience du désert.</p>
<p>Accueil chaleureux ;  ambiance symbolique, eau et sable doux.<br />
Visite des lieux ; salon, chapelle et notre oasis : notre chambre.<br />
Animation des deux ; lecture de la Parole et visualisation.</p>
<p>Maintenant aussi bien équipés, assumons notre engagement, partons pour le désert et vivons le silence !</p>
<p>Méditation, réflexion et maintes tentations de &#8230;<br />
- refuser le silence,<br />
- combattre le silence,<br />
- tolérer le silence,<br />
- vaincre le silence,<br />
- accepter le silence<br />
mais surtout, surtout grâce au silence&#8230;.voir, sentir et pénétrer au cœur de nous-mêmes.</p>
<p>QUELLE  EXPÉRIENCE!  Impossible de vous dévoiler toute la gamme d&#8217;émotions vécues lors de cette rencontre sauf que mon DÉSERT fut un vrai DESSERT !</p>
<p>Merci à Louise et Lisette pour cette invitation à découvrir et à habiter notre intériorité.</p>
<p>Joyeuses Pâques à tous!</p>
<p>Jocelyne,<br />
membre choyée du groupe de partage.</p>
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