Autour du film « Pieds nus dans l’aube »

Voici le compte rendu de la rencontre du 30 novembre 2017 autour du film « Pieds nus dans l’aube ».
Ce film a été réalisé par Francis Leclerc, le fils de Félix ; le scénario a été préparé avec l’aide de Fred Pellerin.
Distribution : Roy Dupuis , Claude Legault, Robert Lepage, Catherine Sénart, Mikael Gouin, Justin Leyrolles-Bouchard, Julien Leclerc, Guy Thauvette, Marianne Fortier.
Ce film est une adaptation de « Pieds nus dans l’aube », roman autobiographique de Félix Leclerc, qui relate l’été de Félix à douze ans, de l’hiver 1926 à l’automne 1927 à La Tuque. .

IMPRESSIONS GÉNÉRALES
L’ensemble des participants ont bien aimé le film; pour certains, c’était un peu à l’eau de rose et d’autres s’attendaient à en voir plus de la vie de Félix.
Bon film;  atmosphère et rythme lent de l’époque; belle communion avec la nature.
Fred Pellerin y a mis une touche de romance.
Époque où les talents de chacun et chacune étaient nécessaires pour la vie du village.
Film d’époque enjolivé : 14 personnes à la table (11 enfants, les deux parents et 1 grand-oncle.)
Le film et le livre se ressemblent. Cependant, le film ne parle pas de sa sœur décédée.
Bon choix des personnages.

DÉVELOPPEMENT, APPROFONDISSEMENT ET SPIRITUALITÉ
La grande amitié qui unissait Félix et Fidor à l’adolescence, avant le départ de Félix pour Ottawa.
À contre cœur, Félix quittera maison, famille et son ami pour aller faire son cours classique au collège d’Ottawa.
Le respect du père pour les chevaux et les animaux qu’il a transmis à ses enfants.
Le choix du chien par Fidor est un merveilleux respect et une responsabilisation de l’enfant.
Son grand-oncle Richard était un pionnier philosophe.
Léo, le père de Félix, a été sévère envers Fidor, lorsqu’il a volé des conserves dans le magasin général.
Belle charité chrétienne qui se vivait dans le bon vieux temps.
Aux funérailles nous remarquons un problème à propos de la place des femmes.
Le prêtre fait le sermon en latin (ce n’était pas comme cela, cela était en français.)
On ne parle pas de sa sœur Anne-Marie (joueuse de piano) qui a été amoureuse d’un anglais Harry avec qui elle a vécu avant sa mort.
Belle mise en scène de l’oncle Rodolphe et de ses récits sur Québec et de Anne–Marie qui l’accompagnait au piano.
Félix a accepté l’invitation de Garde Lemieux pour se rendre à un chic banquet chez les Anglais, où il ressent ses premiers émois amoureux; lui et Fidor se sont bien amusés. IL n’a pas remis le ruban bleu que sa sœur lui avait préparé pour qu’il le donne en cadeau à l’infirmière. Lors de leur retour en soirée, Félix semble avoir vu une personne sur le pont. Le lendemain, on apprenait que la femme du forgeron s’était noyée; elle était en amour avec le barbier.
La différence entre le film et le livre permet de saisir l’amour qui se vivait dans la famille.
Son père Léo veut quitter son village pour vivre sa liberté comme marchand de bois en allant travailler à implanter un nouveau village ailleurs.
Citation : Ce qui mène le monde c’est la raison; la raison explique tout, contrairement à ce qui se vit dans le cœur des gens.
Une belle parole dite par la mère de Félix : « Regardez-vous, c’est ça le bonheur. »

René Deschênes

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