« Extrêmement fort et incroyablement proche »

Gille Guérard rapporte les échanges tenus lors de la ciné-rencontre du 13 mars 2014 sur le film de Stephen Daldry : « Extrêmement fort et incroyablement proche ».

L’histoire racontée par ce film attire l’attention sur un processus de guérison collective.

Chacune des personnes rencontrées par l’enfant peut communier à la douleur du petit et ainsi, par compassion, l’aider à sortir du cercle de sa souffrance.

De plus, il y a retour de bienfait pour ceux et celles qui acceptent de collaborer. Cette réciprocité est la caractéristique d’une communauté thérapeutique.

Mais il faut jouer le jeu de cet enfant, ce qui n’est pas clair au début.

La compréhension globale de cette démarche, à l’intérieur du film, n’a pas été évidente lors d’un premier visionnement. Plusieurs participants de notre groupe ont avoué avoir repris des séquences en revenant sur telle et telle question. Par exemple, le rôle de la mère qui semble désemparée face à l’agressivité de son enfant. Ce n’est qu’à la fin que nous comprenons la réelle participation de la mère à la quête de guérison, ainsi que l’importance de sa contribution.

En approfondissant le rôle du grand-père (tenu par le grand acteur suédois Max von Sydow), il est devenu éclairant de considérer son aspect paradoxal, contrariant et néanmoins aidant tout à la fois. Pour rebondir dans l’épreuve, il paraît essentiel que nos résistances soient contestées et que nos fausses espérances soient déçues. Cela se joue entre l’enfant et le vieillard. À la fin de notre partage, en un éclair de conscience nous avons « vu » le cheminement libérateur à assumer.

En conclusion de cet échange, presque tous se sont quittés avec l’intention de revoir ce film, toujours disponible en DVD, qui rend compte d’un grand bouleversement intérieur.

Gilles Guérard

Encouragez-nous et faites un don dès aujourd'hui !faire un don