La spiritualité contemporaine et les jeunes

La spiritualité contemporaine et les jeunes

avec Jean-Philippe Perreault

Le dimanche 22 janvier 2017, Jean-Philippe Perreault, jeune professeur à l’université Laval, nous a donné une solide réflexion  sur « La spiritualité contemporaine et les jeunes ». (Pour une présentation de cette rencontre, voir http://cheminsdevie.ca/?p=3908). Janine Flessas nous donne un résumé succinct de cet exposé.

Après une présentation de trois vidéoclips publicitaires qui montrent la place importante que la jeunesse occupe dans notre imaginaire, M. Perreault nous présente les défis que rencontrent les jeunes d’aujourd’hui.

La jeunesse – comme groupe d’âge distinct – n’a pas toujours existé; autrefois -avant 1780-, on en faisait peu de cas. Le savoir et la sagesse reposaient sur les anciens. De nos jours, la jeunesse est représentée comme le « Nouvel Âge d’Or de la Vie », responsable du changement et du progrès. C’est la saison de choix pour se constituer une identité : « Crée toi-même ta place » – « Va de l’avant », avec obligation de performance.

L’important est de se choisir et non de suivre les traces de nos aînés, d’où l’obligation de faire des choix successifs de couples et de carrières jusqu’à trouver ce qu’il y a de mieux pour soi… avec les ruptures et les deuils qui s’en suivent, car c’est une illusion de croire que tout est possible !

Au plan spirituel, il en est de même. Il n’y a plus de trajectoires continues, mais un cheminement… une quête de sens qui oblige à un arrachement continuel et qui fait fi de Dieu et des traditions.

Le SOI devient le grand axe unificateur. On est passé d’un salut dans l’au-delà à un salut à construire ici-bas, chacun pour soi. On accorde donc de moins en moins de place à la vieillesse et à la mort. Celle-ci est médicalisée, de moins en moins vécue communautairement.

La quête spirituelle repose sur un besoin de croire à une finitude au-delà de la vie. On voit à présent un monde éclaté qui a perdu le sens… Même si un certain nombre de jeunes s’ouvrent encore à la spiritualité, mais moins à la religion, et se préoccupent du devenir de l’humanité en s’engageant dans des mouvements sociaux, d’entraide – avec une vision plutôt pessimiste de notre monde.

Janine Flessas